MIKA
PAPA, PAPA, TU M’ENTENDS DE LÀ-HAUT?
Papa, mes nouveaux propriétaires disent que tu es parti au ciel, et depuis, j’essaie de trouver un escalier assez haut pour t’y rejoindre. Car le ciel, on doit bien pouvoir s’y rendre d’une quelconque manière.
Je ne comprends pas… Je crois que les derniers mots « adieu », je les avais pris bien trop à la légère, papa.
Le temps passe et mes nouveaux gardiens mentionnent que le ciel, c’était un euphémisme pour dire mort.
Mort, mais comment!? Pourquoi?
Non, je veux retrouver mon papa, ma vie d’avant. Lui et moi étions inséparables. Bien sûr qu’avec son âge vénérable, je ne pouvais pas nécessairement courir et bénéficier de mon exercice physique quotidien, mais mon amour inconditionnel fait que je ne l’aurais changé pour rien au monde, mon papa.
Depuis, dans ma nouvelle « famille », c’est pas nécessairement là où je voudrais être… Je ne sais pas comment le dire, mais… je ne me sens pas à ma place.
Bien sûr, le deuil est difficile, surtout quand tu passais tout ton précieux temps avec l’être que tu aimes le plus au monde. Je l’avoue sans honte, j’avais la mine basse, mais bon, je crois que tous vous pourrez comprendre cette période difficile que je vivais.
Et comme si, en plus de tout cela, ce n’était pas suffisant, mon oreille a commencé à me faire mal.
C’est alors que mes nouveaux propriétaires ont décidé de m’apporter à la clinique vétérinaire pour faire un examen et vérifier ma fichue oreille. En deux temps, trois mouvements, une vilaine otite fut diagnostiquée, mais plus triste encore, c’est que ma condition était connue et donc que c’était une otite chronique.
Les antibiotiques sont pourtant si simples : quelques gouttes dans mon conduit pendant environ 10 jours et hop, je ne souffre plus!
Mais mes nouveaux parents, depuis les 3 dernières semaines seulement, semblent trouver cette condition beaucoup trop lourde pour eux.
Mais comment est-ce possible?
Papa ne m’aurait certainement pas laissée avec une vilaine otite. Surtout, cela n’a jamais semblé déranger mon papa de me soigner. Pour lui, l’important, c’était que je ne souffre pas.
Mais ici, la tournure des événements semble tourner au vinaigre…
J’entends alors un gros mot… Celui de l’euthanasie!
Pris d’un sentiment indescriptible, le personnel médical explique immédiatement qu’il n’effectue pas d’euthanasie de convenance pour une condition médicale gérable.
Ouf… Mais il reste encore à savoir ce qu’il va advenir de moi!
Et c’est là que le téléphone rouge a encore sauvé une vie.
Tout le personnel médical des environs connaît ce fameux numéro qu’il doit contacter dans de tels cas! Et c’est sans la moindre hésitation que le Refuge Domaine Animal m’a fait une place de choix parmi eux.
Je me sentais enfin en sécurité. Une douce sérénité s’est alors logée en moi. J’étais en deuil, certes, mais enfin en sécurité auprès de gens qui me désiraient.
C’est donc moi, Mika, mignonne petite boule de poils blancs, qui me présente à vous. Du haut de mes 7 ans et 10 mois, je suis une vraie petite perle.
Oui, parfois dans l’année, j’aurai peut-être besoin de gouttes pour mes oreilles, mais rien de bien compliqué ni de bien dispendieux.
Je suis une petite Bichon et je suis donc hypoallergène. J’habite actuellement avec 3 chiens et des parents d’accueil merveilleux qui me donnent toute la sécurité du monde, mais aussi de l’exercice pour me faire perdre mes petites poignées d’amour superflues, ihihihih!
Alors, si tu aimerais me donner ton cœur et que, doucement, j’ajoute notre nouvelle vie à celle qui m’a jadis été merveilleuse, je serai honorée de recommencer ma vie auprès de toi!
-Mika, la mignonnerie
